Le bien-être au travail est un sujet qui a pris de l’ampleur à la faveur de la crise sanitaire. Pour de nombreux salariés, cette dernière a été l’élément déclencheur d’une réflexion personnelle sur le rapport au travail, sa raison d’être et l’importance accordée à l’épanouissement personnel. Mais lorsque l’on parle de bien-être de quoi s’agit-il ? En quoi est-ce si important ? Qu’attendent les salariés ? Et quel est le rôle d’un syndicat ?

Qu’est-ce que le bien-être ?

Selon l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), la notion de bien-être au travail est un concept de portée plus large que les notions de santé physique et mentale. Elle fait référence à un sentiment général de satisfaction et d’épanouissement dans et par le travail qui dépasse l’absence d’atteinte à la santé. Le bien-être met l’accent sur la perception personnelle et collective des situations et des contraintes de la sphère professionnelle. Le sens de ces réalités a, pour chacun, des conséquences physiques, psychologiques, émotionnelles et psychosociales et se traduit par un certain niveau d’efficacité pour l’entreprise

Depuis quand cette notion est apparue ?

Dès 1946, l’OMS affirme que « la santé est un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité » établissant le lien entre la santé et le bien-être. Mais ce n’est que plus récemment que la notion de bien-être au travail est intégrée à la qualité de vie au travail. Le sujet semble néanmoins être difficilement pris en main par les entreprises alors qu’il n’est plus à démontrer qu’un salarié heureux est un salarié productif. D’après une étude Oxford Business School et British Telecoms, les salariés heureux sont même 13% plus productifs que ceux qui ne sont pas heureux. Le bien-être influe donc directement sur la performance économique.

Pourquoi est-ce important ?

Vous avez peut-être en tête l’effroyable expérience de France Telecom et la vague de suicide que l’entreprise a connu entre 2008 et 2009. Certes il s’agit d’une situation extrême mais qui illustre à quel point, ne rien faire, peut avoir des conséquences dramatiques. Nous passons la majorité de notre temps au travail et la recherche d’un juste équilibre, entre vie personnelle et vie professionnelle, est de plus en plus prégnante. Les générations Y et Z ont fortement contribué à cette prise de conscience et à faire évoluer le prisme du travail : Il n’est plus question de se tuer à la tâche. Le bien-être est même devenu un élément de différenciation pour les entreprises, les candidats n’hésitant pas à scruter la manière dont une entreprise traite ses salariés avant de postuler à une offre. S’épanouir au travail n’a jamais été aussi important et pour 61 % des salariés le bonheur au travail est plus important que le salaire (selon une étude Wildgoose de 2017).

D’autre part agir sur le bien-être c’est réduire les risques psycho-sociaux (isolement, burn-out, dépression…) et il en est de la responsabilité de l’employeur que de veiller à la santé de ses salariés. Le bien-être au travail est une contrainte légale inscrite dans le code du travail (article L4121-1) qu’il ne peut occulter.

Et qu’attendent les salariés ?

Selon une enquête Hays réalisée en 2020, une grande majorité des salariés (89%) estiment que leur employeur doit veiller à leur bien-être au travail. S’occuper du bien-être s’est donc imposé comme une nécessité pour les entreprises, dont certaines ont fait le choix de mettre en place un chief happiness officiers (responsable du bonheur). Pour autant est-ce que le bien-être peut se résumer à des locaux agréables et lumineux, à une machine à café dernier cri proposant une variété de café équitable ou bien même un espace détente avec baby-foot ? Nous ne partageons pas cette vision. Les salariés attendent une vraie prise en compte de leur activité au quotidien et dans son ensemble. Ce sont ainsi le contenu de leur travail, la charge de travail, le sens donné à leur activité ainsi que le niveau de stress ressenti qui doivent être appréhendés par l’employeur.

Quel est donc le rôle du syndicat ?

La CFTCSG veille mais alerte aussi, quand cela est nécessaire. Notre rôle est de défendre les droits des salariés et de porter leur voix ce qui implique de faire remonter la réalité du terrain au plus haut niveau. Nous défendons l’idée qu’il est indispensable pour une entreprise de mettre en place, une politique de bien-être car les salariés sont sa richesse principale, c’est elle qui œuvre quotidiennement à sa création de valeur. La responsabilité du bien-être au travail se partage entre tous les membres d’une organisation. C’est pourquoi la CFTCSG agit concrètement en mettant en place, là où cela est possible, des actions sur le bien-être.

La qualité de vie et les conditions de travail des salariés sont au cœur de nos préoccupations.

 

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